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Gold Update 22/03/2020

Gold Update 22/03/2020

La situation s’accélère. Il devient difficile de suivre le rythme. Il y a toujours une information à ajouter. Mais c’est le moment de rester concentré. Eviter la sidération pour pouvoir se préparer à passer à l’action calmement et sereinement.

Le virus est une catastrophe, mais nous allons nous concentrer sur les conséquences. Car même si l’on ignore quand ce virus sera éradiqué, ses conséquences pourraient nous poursuivre pendant bien plus longtemps.

Cette crise sera pire que celle de 2008. Nous sommes, cette fois, dans une crise de l’économie réelle, et pas seulement financière.

Le prix de l’or se trouve sur un support, il travaille la moyenne mobile à 200 jours (MA200 – Moving Average 200). Nous allons voir si ce support tient. Le prix peut encore baisser à court terme. Mais l’or, ça se joue à long terme. Il ne faut jamais l’oublier. Et si l’on comprend bien l’état du système, on comprend aussi qu’il est indispensable d’en posséder. Il semble qu’on ait sous-estimé la menace du Covid-19 au début de l’épidémie et il apparaît de plus en plus clairement que les conséquences économiques seront catastrophiques. Et continuer de les sous-estimer peut s’avérer bien plus dangereux que le virus lui-même. C’est le moment de construire son abri financier.

Rappel: L’or baisse toujours en début de crise. Il baisse en même temps que les actifs boursiers. Je l’ai écrit dans le précédent Update du 16/3/2020. Certains acteurs prennent leurs bénéfices pour compenser les pertes sur les actions.

Dans une panique, on ne vend pas ce qu’on veut, mais on vend ce qu’on peut.

Au moment de la crise précédente de 2008, il s’est passé la même chose. L’or est passé de 1032$/once à 682$/once. Soit une baisse de 34% ! Quand même. Pour ensuite remonter jusque 1920$/once en septembre 2011. Soit le prix multiplié par 2,8. Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

Prix de l'or 30 ans

Difficile de prévoir l’ampleur de la baisse dans cette crise de 2020, mais mieux vaut être prêt à profiter des soldes. N’oubliez pas ! Le plus important est de posséder de l’or. Avoir l’occasion d’en acheter plus pour moins cher est un bonus. Ce serait dommage de s’en priver. Dans cette situation, mieux vaut éviter de chercher le point le plus bas. Il serait plus judicieux d’acheter en plusieurs fois afin de lisser les coûts.

Parmi les détenteurs d’or, il y a les mains solides (strong hands) et les mains fragiles (weak hands). Pour le moment, les mains fragiles revendent leur or. Les mains solides, celles qui achètent à long terme, vont en acheter davantage, mais sans se presser. Ils vont laisser le prix trouver un creux, attendre que les mains fragiles aient fini de vendre. Alors, ils achèteront.

Que préférez-vous ? Être une main fragile ou une main solide.

J’écrivais aussi dans l’email précédent que l’on pouvait se demander pourquoi l’or ne jouait pas son rôle de valeur refuge. En fait, le graphique ci-dessous montre que ce n’est pas tout à fait exact. Le Dow Jones a baissé de 30%. L’or n’a perdu que 10% environ. CQFD…

Baisse de l'or vs Dow Jones

Il faut souligner aussi l’énorme baisse du pétrole !

Chute du prix du pétrole

C’est la Bérézina. Là aussi, l’or peut servir à compenser ses pertes. Je surveillerais cela de près pour jouer le rebond, par exemple, en achetant un ETF sur le pétrole. Mais c’est une autre histoire et, de toute façon, il faut d’abord souscrire à l’assurance du portefeuille avant d’y ajouter du risque. Et l’assurance ultime, c’est l’or physique ! Maintenant, vous le savez.

Le virus est apparu en Chine en décembre. Les investisseurs ont fait l’autruche pendant des mois en sous-estimant complètement l’énorme impact économique qui touchera le monde entier.

Encore aujourd’hui, après l’un des pires crash boursiers de l’Histoire, d’aucuns continuent d’en sous-estimer les conséquences.

Et je ne parle pas des marchés boursiers (même si la baisse n’est sans doute pas terminée). Non, je parle d’un problème beaucoup plus inquiétant: les banques.


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Dans la réaction en chaîne qui s’annonce, les banques risquent gros. Le système bancaire est à risque depuis longtemps. Rien n’a été véritablement fait depuis la crise de 2008. Une saine évaluation du risque nous suggère de ne pas laisser son argent sur un compte.

Quelques informations en vrac pour nourrir la réflexion:

  • La dette mondiale s’élève à 250 000 milliards $ — prêts hypothécaires, cartes de crédit, prêt aux entreprises, dette publique…

  • Et les banques détiennent une grande partie de cette dette.

  • La crise du coronavirus va déclencher une vague de défauts de paiement de la part des consommateurs, des entreprises et même des gouvernements.

  • Le tourisme à lui seul représente 10% du PIB mondial. Les recettes du secteur tout entier – hôtels, compagnies aériennes, croisières, etc. se sont effondrées et beaucoup de ces entreprises n’y survivront pas.

  • Le crash du prix du pétrole va anéantir un grand nombre de compagnies pétrolières.

  • De nombreuses grosses chaînes de détaillants, qui se débattent déjà à l’ère de l’e-commerce, devront probablement mettre la clé sous la porte.

  • D’innombrables entreprises dans le monde entier ont dû fermer “temporairement” compte tenu des politiques de santé publique et nombre d’entre elles feront tout simplement faillite.

  • LA MAJEURE PARTIE de ces entreprises doivent beaucoup d’argent à la banque, qu’il s’agisse d’une simple ligne de crédit pour une petite entreprise ou des 34 milliards $ de dette d’American Airlines. Les défauts seront énormes.

  • De plus, des millions de personnes vont perdre leur emploi et seront incapables de rembourser leurs dettes de carte de crédit, de prêts auto et même de prêts hypothécaires. En Belgique, un million de personnes vont être en chômage économique.

  • N’oubliez pas, la dette publique s’élève actuellement à 250 000 milliards $. Le total du capital des banques du monde entier n’atteint pas 10 000 milliards $.

  • Si les défauts à venir n’entraînent que 4% de pertes sur la dette totale, cela dépassera le capital bancaire mondial.

  • Et là, on n’aborde même pas l’impact des millions de milliards!! d’exposition au marché des dérivés.

A titre d’exemple de panique bancaire, on peut se pencher sur le Liban qui a fait un défaut de paiement sur sa dette au début du mois de mars 2020 après des mois de crise. Le Liban était considéré comme la Suisse du Proche-Orient. (source: Pierre Jovanovic)

Le gouverneur de la Banque Centrale, M. Riad Salameh, et surtout l’Association des banques, ont décidé que les Libanais ne pouvaient plus retirer que 200 dollars par semaine de leur compte. Un peu plus de 400 dollars pour les plus riches.

La presse européenne en a très peu parlé et c’est dommage, car cela aurait été très instructif. En effet, cela montre ce qui risque de nous arriver.

Dès la mi-décembre, les Libanais les plus fortunés ont pris leur avion (privé) pour Londres, Paris, Madrid et Rome où ils ont massivement acheté… de l’or.

Mais pour les autres, cela a donné lieu à des scènes de violence dans les agences bancaires.

Ci-dessous, on peut voir la banque centrale du Liban entourée de barbelés. Même en Grèce et à Chypre, on n’avait jamais vu ça.

Banque centrale du Liban

La Réserve fédérale américaine (Fed) a baissé ses taux entre 0% et 0,25%. Une baisse plus importante que prévue.

Observez sur le graphique ci-dessous, la corrélation inversée entre les taux d’intérêt réels et le prix de l’or. Quand les taux baissent, l’or a tendance à monter. Et la Fed a prévenu qu’elle baisserait les taux (à zéro, voire négatifs) le temps qu’il faut pour que l’économie se stabilise…

Bons du Trésor US 10 ans contre or ajusté à l'inflation

Elle achètera au moins 500 milliards de dollars de titres du Trésor et au moins 200 milliards de dollars de titres adossés à des créances hypothécaires dans les mois à venir, augmentant ainsi ses obligations d’au moins 700 milliards de dollars au total. Elle a également annoncé qu’elle supprimerait les exigences en matière de réserves bancaires – le montant de liquidités que les banques sont tenues de conserver à tout moment – à partir du 26 mars.

Hélas, la Fed n’aura tout simplement pas assez de munitions pour contrer une profonde récession. Voilà pourquoi elle envoie sa salve maintenant en espérant que ça tienne. Mais au mieux, cela permettra de gagner du temps.

De son côté, la BCE a lancé un programme d’achat d’obligations de 750 milliards d’euros, à l’issue d’une réunion mercredi soir (18/3/2020), destinée à endiguer la déroute financière provoquée par l’épidémie de coronavirus. “À période extraordinaire, action extraordinaire”, a déclaré la présidente de la BCE, Christine Lagarde. “Il n’y a pas de limite à notre engagement à l’euro. Nous sommes déterminés à utiliser le plein potentiel de nos outils, dans notre mandat”.

Si ça part en “no limit”, cela se terminera en hyperinflation. L’impression illimitée de “monnaie” entraînera la perte de la valeur de cette monnaie. L’hyperinflation est un processus psychologique. Les acteurs économiques prendront conscience de la perte de valeur et s’empresseront de s’en débarrasser. Cela fera augmenter la vélocité de la monnaie et c’est l’hyperinflation. Demandez à la République de Weimar, à l’Argentine, au Zimbabwe… Bonjour, les brouettes de billets pour aller acheter un pain !

Mark Argent Weimar

Hyperinflation Weimar

Donc, nous sommes dans un scénario complètement farfelu où les gouvernements et les banques centrales se croient autorisées à manipuler les prix de l’argent et du taux de change. Or, ce sont les deux prix les plus importants dans un système économique. Si ces deux prix sont des faux prix, tous les prix dans le système économique sont faux.

Au niveau du marché physique, la décorrélation se poursuit. Pas encore tellement au niveau du prix, mais l’offre et la demande augmentent fortement. Et avec un prix qui baisse, cela entraîne naturellement des pénuries.

Un marchand situé à Singapour rapporte qu’il a vendu plus de 10 tonnes d’argent, la semaine passée. Cela représente un volume 5x supérieur aux volumes de vente habituels. L’or a connu une augmentation de la demande similaire.

Pour répondre à cette situation de tension de l’offre, un nombre croissant de fournisseurs et presque tous les marchands de physique ont augmenté leurs primes.

La Royal Canadian Mint (RCM) a déclaré qu’elle fermerait ses portes à partir de vendredi pour les deux prochaines semaines. Cela signifie que la RCM ne produira pas ses pièces d’or et d’argent Maple Leafs. Cette fermeture intervient alors que les entreprises font état d’une demande croissante de métal physique, les investisseurs continuant à s’inquiéter de l’impact de la pandémie mondiale sur l’économie mondiale.

Bref, si vous pensez savoir où on en est, vous vous trompez. Et si vous pensez qu’on ignore où on en est, vous avez raison. La réalité est bien pire que ce que nous croyons.

Et si, par miracle, les interventions des banques centrales arrivaient une fois encore à éviter le pire, il faut bien comprendre que cela ne ferait que retarder la catastrophe, comme lors de chaque tentative des marchés de corriger. Et que plus l’élastique se tend, plus il cassera violemment.

Il est donc indispensable de protéger son patrimoine avec de l’or physique.

Le marché de l’or physique est soumis à une offre tendue et une demande qui augmente. En clair, si vous appelez un marchand pour acheter de l’or, s’il ne vous connaît pas, il risque fort de ne pas accéder à votre requête, il vous dira qu’il est en rupture de stock.

N’attendez plus ! Entrez dans le club des “mains solides” et créez votre position en or physique à long terme pour prendre part au plus grand transfert de richesses de votre vie !

Protéger son patrimoine

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Vincent DENIS

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